EMDR à Paris — quand le passé continue d’agir dans le présent

Certains souvenirs restent comme « coincés ». Ils reviennent, ils pèsent, ou continuent de colorer le présent d’une teinte que nous n’avons pas choisie.

L’EMDR est une approche thérapeutique qui peut aider à retraiter certaines expériences traumatiques ou douloureuses lorsque celles-ci continuent d’avoir des répercussions dans la vie présente.
Je m’appelle Ilaria Rubei, je suis praticienne EMDR certifiée et je vous reçois à Paris, en cabinet, ainsi qu’en ligne.

Qu’est-ce que l’EMDR ?

EMDR signifie Eye Movement Desensitization and Reprocessing — en français, désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires.
La méthode a été développée à partir de 1987 par la psychologue américaine Francine Shapiro.
Elle utilise notamment des stimulations bilatérales alternées : mouvements oculaires guidés, tapotements ou, selon les modalités utilisées, stimulations auditives alternées.
L’objectif est de favoriser le retraitement d’expériences dont la charge émotionnelle reste active dans le présent.
L’EMDR est particulièrement reconnue dans la prise en charge du trouble de stress post-traumatique (TSPT). Elle figure notamment parmi les interventions psychologiques recommandées par l’Organisation mondiale de la Santé pour le TSPT.
Elle ne repose pas uniquement sur l’analyse verbale du passé : une attention particulière est également portée aux émotions, aux sensations corporelles, aux images et aux croyances associées à l’expérience.

Pour qui et pour quoi ?

On associe souvent le traumatisme à un événement spectaculaire : accident, agression, catastrophe ou violence.
Mais certaines expériences moins visibles peuvent également laisser une empreinte durable, particulièrement lorsqu’elles se répètent : insécurité relationnelle, humiliations, rejets, négligences ou expériences vécues durant l’enfance.
Selon la situation et après une évaluation adaptée, l’EMDR peut être utilisée pour accompagner des expériences traumatiques et leurs conséquences : souvenirs envahissants, réactions émotionnelles persistantes, peurs, anxiété, sentiment d’insécurité ou croyances négatives profondément ancrées.
Il n’est donc pas nécessaire d’avoir vécu ce que l’on appelle communément un « grand traumatisme » pour s’interroger sur ce que certaines expériences du passé continuent de produire dans le présent.

Comment se passe une séance EMDR ?

Une séance dure généralement entre 60 et 90 minutes et s’inscrit dans un processus comprenant plusieurs étapes.

La préparation

Avant d’aborder un souvenir ou une situation douloureuse, je prends le temps de vous connaître, de comprendre ce qui vous amène et d’identifier avec vous les ressources dont vous disposez.

Cette étape est essentielle. Il ne s’agit pas de plonger immédiatement dans une expérience difficile, mais de construire suffisamment de sécurité et de confiance pour que le processus puisse se dérouler de manière ajustée.

Lorsque cela est pertinent, je peux également proposer un accompagnement autour des différentes parts de soi, notamment à travers le dialogue intérieur. Il permet de rencontrer autrement les dimensions de nous qui se protègent, celles qui restent vulnérables, mais également les ressources et qualités qui ont parfois été mises de côté au cours de notre histoire.

Ce dialogue intérieur peut progressivement soutenir une autre relation à soi : davantage de présence, de compréhension et de capacité à accueillir ce qui se réactive dans la vie quotidienne.

L’évaluation de la cible

Nous identifions ensemble l’expérience ou la situation qui sera travaillée : la « cible ».

Nous observons notamment l’image qui lui est associée, les émotions et sensations corporelles présentes ainsi que la croyance négative qui peut l’accompagner — par exemple : « Je ne suis pas en sécurité » ou « Je ne suis pas à la hauteur ».

Le retraitement

Pendant les séquences de stimulation bilatérale, je vous accompagne tandis que vous observez ce qui émerge : images, pensées, émotions, souvenirs ou sensations corporelles.

Il ne s’agit pas de produire quelque chose volontairement ni de raconter sans cesse l’événement. Nous suivons ce qui apparaît au cours du processus, en respectant votre rythme et vos réactions.

L’installation et la clôture

Lorsque le processus le permet, nous travaillons également autour d’une cognition positive plus ajustée à la situation présente.

Chaque séance comprend un temps de clôture afin de vérifier votre état et de retrouver suffisamment de stabilité avant de terminer.

Des émotions, sensations, rêves ou souvenirs peuvent parfois émerger entre les séances. Ils pourront être observés et repris lors de la rencontre suivante si nécessaire.

Mon approche de l’EMDR à Paris

Je suis formée et certifiée à la pratique de l’EMDR par CAP AU 180.
L’EMDR constitue pour moi un outil précieux, mais je ne réduis pas une personne à un protocole ni son histoire à un ensemble de symptômes à faire disparaître.
L’être humain est un tout.
Notre histoire peut laisser des traces dans notre psychisme, notre corps, nos émotions, notre manière d’entrer en relation, l’image que nous avons de nous-mêmes et notre façon de percevoir le monde.

C’est pourquoi mon accompagnement est intégratif. Selon ce qui est pertinent pour la personne, l’EMDR peut entrer en dialogue avec le travail autour des parts intérieures, le dialogue intérieur,  le breathwork et différentes approches centrées sur le corps, les émotions et les ressources.

La libération émotionnelle n’est alors pas seulement une manière de faire disparaître ce qui dérange. Elle peut participer à un mouvement plus vaste : reconnaître ce que notre histoire a inscrit en nous, retrouver des dimensions de soi qui avaient été protégées, réprimées ou oubliées, et permettre progressivement à davantage de liberté d’exister dans notre manière d’être avec nous-mêmes, avec les autres et dans notre vie.

C’est cette articulation qui m’importe : ne pas chercher à faire entrer une personne dans une méthode, mais mettre les outils au service de la personne, de son histoire et de ce qui cherche aujourd’hui à évoluer.
Je reçois à Paris, dans le 5e arrondissement, et propose également des séances à distance lorsque cette modalité est adaptée à la situation.
Les accompagnements peuvent avoir lieu en français, en italien ou en anglais.

Tarifs et modalités

Tarif

90 € pour une séance de 60 à 75 minutes.

Lorsque le processus nécessite exceptionnellement de prolonger la séance au-delà de 1 h 15, le tarif est de 100 €.

Lieu

cabinet à Paris, dans le 5e arrondissement. L’adresse précise est communiquée lors de la prise de rendez-vous.

En ligne

des séances peuvent également être proposées en visioconférence lorsque cette modalité est appropriée.

En Remboursement

les séances ne sont pas remboursées par l’Assurance Maladie. Certaines complémentaires santé peuvent prévoir une prise en charge selon le contrat.

Premier contact

un échange préalable permet de préciser votre demande, de répondre à vos questions et de voir ensemble si cet accompagnement correspond à votre situation.

Questions fréquentes

Un événement n’a pas besoin d’être spectaculaire pour avoir laissé une empreinte importante. Des expériences relationnelles répétées, des humiliations, des rejets ou certaines situations vécues durant l’enfance peuvent continuer d’influencer la manière dont nous nous percevons et réagissons aujourd’hui.

Un premier échange permet d’évaluer si l’EMDR est une approche pertinente dans votre situation.

Il n’existe pas de nombre universel de séances. Un événement traumatique circonscrit et une histoire faite d’expériences répétées ou anciennes ne demandent pas nécessairement le même accompagnement.

La durée dépend notamment de votre histoire, de vos ressources, de la problématique abordée et de ce qui émerge au cours du processus. Nous réévaluons ensemble l’accompagnement au fur et à mesure.

L’EMDR peut être adaptée à la visioconférence dans certaines situations, notamment en utilisant des formes de stimulation bilatérale compatibles avec le travail à distance.

La pertinence de cette modalité est néanmoins évaluée en fonction de chaque personne, de sa situation et de ses besoins.

L’EMDR implique de se mettre en contact avec certains éléments associés à l’expérience ciblée, mais il n’est pas nécessaire de raconter en détail tout ce qui s’est passé.

La préparation, l’évaluation des ressources et le respect du rythme de la personne font partie intégrante du processus.

En France, les titres de psychologue et de psychothérapeute sont réglementés et répondent à des conditions précises de formation et d’exercice.

Pour ma part, je me présente comme praticienne EMDR, formée et certifiée à la pratique de l’EMDR par CAP AU 180.

Au-delà des intitulés, j’accorde une importance particulière à la formation continue, à la supervision et à une pratique qui respecte les limites de son champ de compétence.

Mon parcours s’inscrit dans une approche intégrative développée au fil de nombreuses années de recherche, de formation et d’accompagnement. J’y réunis différentes dimensions de l’expérience humaine — psychique, émotionnelle, corporelle, relationnelle et, lorsque cela fait sens pour la personne, spirituelle ou existentielle.

L’EMDR est l’un des outils que je peux proposer dans ce cadre. La méthode reste au service de la personne, et non l’inverse.

Sources

Organisation mondiale de la Santé (OMS) — Recommandations concernant les interventions psychologiques pour le trouble de stress post-traumatique (TSPT), incluant l’EMDR.

Inserm — Psychothérapie : Trois approches évaluées, Expertise collective, 2004.