La guérison a commencé au moment où j’ai commencé à me relier au monde en étant moi-même, …

La guérison a commencé au moment où j’ai commencé à me relier au monde en étant moi-même, quand une brèche s’est ouverte dans mon masque et dans mon isolement, même au milieu des foules.

Quand j’ai commencé à permettre l’émergence de mon être derrière le semblant, entre moi et moi-même, et entre moi et un autre, les autres.

Les efforts de ressembler à un modèle apparemment plus fonctionnel, la souffrance de me comparer en me trouvant déficiente vis-à-vis de « ce à quoi je croyais devoir ressembler et que, immanquablement, je n’étais pas », rendaient la compagnie d’autrui amère, fatigante, froide.

Aujourd’hui, je sais que l’attention s’éveille face à la vérité, non pas aux masques, aux semblants.

Ce qui est vrai et assumé suscite naturellement la présence, donc la connexion et l’intérêt sincère, sans le chercher.

Et ce qui est faux n’a pas ce pouvoir.

C’est tout le paradoxe : on a appris à croire qu’il fallait être ce qu’on attendait de nous pour susciter intérêt, approbation, admiration…

Puis il arrive un moment où cela ne peut plus continuer.
Burn-out, dépression, isolement, addictions…

Et là, le mouvement à contre-courant qu’on a entrepris depuis si longtemps, de croire que c’est ainsi qu’on est au monde, inverse petit à petit sa route.

On commence à se souvenir que le plan, ici, c’était d’être qui l’on est.

Que la Vie nous soutienne naturellement et abondamment quand on est simplement vrai.

Une partie de nous, l’enfant blessé, aurait l’impression que c’est très dangereux, qu’on va le rejeter, l’exclure si l’on cesse de se tordre pour ressembler à cette idée de qui on devrait être.

Et cette partie va se faire sentir en nous, sous forme de peur, et c’est parfait, car cela nous permet enfin d’aller le rencontrer, 

l’enlacer dans notre présence aimante et… enseignante.

On s’assoit avec lui, on ressent son ressenti,

et on apprend à écouter un peu plus profondément en nous, dans notre cœur, une vérité plus vraie.

Celle que le petit que nous étions n’a pas reçue en transmission par les grands autour de lui.

Comment ?

En prenant le temps de méditer et de calmer le système nerveux ; en amenant l’attention sur la respiration pendant quelques minutes chaque jour, en nourrissant l’intention d’entendre la sagesse en nous,

la vérité du cœur qui est un avec Dieu.

C’est ainsi que nous allons rencontrer cette Présence qui nous aime infiniment, et qui nous a créés tels que nous sommes.

Notre unicité, elle est donnée dès le départ par cette Source d’infinie intelligence et d’infinie joie de laquelle nous émergeons, instant après instant.

Notre vrai parent est Ça.

Et IL/ELLE a dessiné une unicité pour chacune de ses créatures.

Et même quand cela peut nous paraître contre-intuitif quant à tout ce qu’on a appris à croire vrai, c’est cette façon d’être qui est la nôtre, la contribution la plus puissante que nous apportons.

Cette unicité n’a pas besoin de stratégies ni de recherche de marché pour être “configurée”.

Elle émerge des profondeurs, à la mesure de notre écoute, de notre désir de la reconnaître, de notre foi.

On demande, dans le silence puissant de notre cœur,

de la libérer des croyances qu’elle puisse nuire, enlever à autrui,

On demande de l’accueillir, de la manifester comme un cadeau divin, pour soi et pour le tout.

Et ainsi servir une Volonté plus grande et aimante,

cette immensité qui respire derrière notre être,

et au fond de tout être.